Epidémiologie

Epidémiologie

Prévalence du VIH dans la population générale
Il est admis, selon les différentes enquêtes, que le profil épidémiologique du Sida en Mauritanie est de type concentré, c’est-à-dire une épidémie faible dans la population générale mais dynamique à forte dans les populations clés (PS, HSH et détenus) et leurs partenaires.
Les estimations successives du Spectrum indiquent une prévalence faible avec une régression nette de 2015 à 2024, passant dans la population générale de 0.48% en 2015 à 0.17% en 2024 (Spectrum 2024), avec 0.16% pour les hommes contre 0.18% pour les femmes.
Le profil épidémiologique du Sida se résume donc comme suit :

Prévalence chez les populations clés (PC)
L’exploitation des données des différentes enquêtes montre que la prévalence du VIH chez les populations clés connaît des disparités entre les différentes wilayas, malgré des profils sociodémographiques proches.
Hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH)
La prévalence dans ce groupe a connu une nette régression entre 2014 et 2019. En effet, l’IBBS 2014 a estimé la prévalence chez les HSH à 44,4 %, contre 23,4 % pour l’IBBS 2019 (24,9 % à Nouakchott, 4,7 % à Nouadhibou et 3,7 % à Rosso).
Les Professionnelles du sexe (PS)
La prévalence dans ce groupe a connu une fluctuation entre les trois enquêtes IBBS réalisées dans le pays. Elle est passée de 7,6 % en 2007 à 4 % en 2014, puis à 9 % en 2019. Des disparités dans cette prévalence existent entre les différents villes : 10,3% à Nouakchott, 2,9% à Nouadhibou et 1,1% à Rosso (IBBS 2019).
Détenus
Deux enquêtes bio-comportementales (IBBS) ciblant les détenus ont été réalisées en 2007 et 2014. Elles ont montré un taux de séropositivité de 3,9 % en 2007 contre 2,9 % en 2014.
L’IBBS réalisée en 2024, couvrant les PS, les HSH et les détenus, a montré une prévalence de 1,7 % chez les détenus.
Groupes passerelles
Les groupes passerelles, connus pour leur forte mobilité, sont constitués des routiers, pêcheurs, orpailleurs, migrants, réfugiés ainsi que des forces armées et de sécurité.
Les dernières enquêtes menées chez les routiers et les pêcheurs ont montré des taux de séropositivité respectifs de 1,9 % et 0,6 %.
La campagne d’« intégration des groupes passerelles dans les programmes de prévention et de soins du sida dans le pays », menée en 2024, a révélé les résultats suivants :
  • Orpailleurs : 17 positifs sur 665 dépistés, soit 2,55 %
  • Réfugiés (camp de M’berra) : 5 positifs sur 432 dépistés, soit 1,16 %

 

Répartition géographique de la prévalence
Bien que les enquêtes bio comportementales (IBBS) réalisées en 2007, 2014, 2019 et 2024 n’aient pas prévu la désagrégation de la prévalence par wilaya, les informations disponibles sur les différentes wilayas et les groupes de populations y résidant permettent l’élaboration d’une cartographie des risques de propagation du VIH dans le pays.
Aussi, l’analyse des facteurs déterminant la propagation du VIH nous permet de dessiner une carte de prévalence par rapport à la moyenne nationale.
Il est à noter que l’analyse épidémiologique et comportementale des données probantes permet de classer les déterminants de l’épidémie en deux catégories distinctes, à savoir (i) les facteurs de risque et (ii) les facteurs de vulnérabilité. Le facteur de risque est « la caractéristique individuelle ou collective, endogène ou exogène, augmentant de façon statistiquement significative la probabilité d’apparition et de développement d’une maladie, alors que la vulnérabilité d’un individu, d’un groupe exprime la soumission à des contraintes externes qui facilitent l’apparition chez la personne ou le groupe de comportement qui l’expose à l’infection ». Au-delà des facteurs spécifiques à chaque groupe, certains facteurs créent un environnement de vulnérabilité généralisé au sein de la population, en particulier la tranche des jeunes. Il s’agit de la pauvreté, la mobilité et le multi-partenariat sexuel (Polygamie, remariage…). Pour d’autres groupes, il existe des déterminants clé de propagation de l’épidémie à savoir : la faiblesse du niveau d’information, la migration, le travail du sexe et l’insuffisance d’accès aux moyens de prévention.
En l’absence d’informations stratégiques ou de données de surveillance, on peut se référer aux facteurs de risques et aux déterminants de vulnérabilité retenus ci-haut cités, pour identifier les Wilaya les plus exposées au risque de propagation de l’infection à VIH. Leur place dans la chaine est définie par l’existence d’un ou plusieurs facteurs déterminants de propagation du VIH dans le pays.
Répartition géographique de la prévalence
Bien que les enquêtes bio comportementales (IBBS) réalisées en 2007, 2014, 2019 et 2024 n’aient pas prévu la désagrégation de la prévalence par wilaya, les informations disponibles sur les différentes wilayas et les groupes de populations y résidant permettent l’élaboration d’une cartographie des risques de propagation du VIH dans le pays.
Aussi, l’analyse des facteurs déterminant la propagation du VIH nous permet de dessiner une carte de prévalence par rapport à la moyenne nationale.
Il est à noter que l’analyse épidémiologique et comportementale des données probantes permet de classer les déterminants de l’épidémie en deux catégories distinctes, à savoir (i) les facteurs de risque et (ii) les facteurs de vulnérabilité. Le facteur de risque est « la caractéristique individuelle ou collective, endogène ou exogène, augmentant de façon statistiquement significative la probabilité d’apparition et de développement d’une maladie, alors que la vulnérabilité d’un individu, d’un groupe exprime la soumission à des contraintes externes qui facilitent l’apparition chez la personne ou le groupe de comportement qui l’expose à l’infection ». Au-delà des facteurs spécifiques à chaque groupe, certains facteurs créent un environnement de vulnérabilité généralisé au sein de la population, en particulier la tranche des jeunes. Il s’agit de la pauvreté, la mobilité et le multi-partenariat sexuel (Polygamie, remariage…). Pour d’autres groupes, il existe des déterminants clé de propagation de l’épidémie à savoir : la faiblesse du niveau d’information, la migration, le travail du sexe et l’insuffisance d’accès aux moyens de prévention.
En l’absence d’informations stratégiques ou de données de surveillance, on peut se référer aux facteurs de risques et aux déterminants de vulnérabilité retenus ci-haut cités, pour identifier les Wilaya les plus exposées au risque de propagation de l’infection à VIH. Leur place dans la chaine est définie par l’existence d’un ou plusieurs facteurs déterminants de propagation du VIH dans le pays.